Je pars.

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Quels sont ces regards qui nous demandent plus que nous pourrions leur offrir? Qui sont ces personnes qui  nous détestent moins qu’elles ne devraient? Quel vent s’abat sur nos cœurs et nous voile nos avenirs ?  Quelle est cette vie qui nous gave de rêves d’une immensité qu’elle ne peut contenir? Quelle est cette mort qui tarde à venir ?  Combien vous nous détestez parce que vous ne nous connaissez pas ? O combien vous nous détesterez si vous nous connaissiez plus encore ! Quel prénom avons-nous porté plus lourd que les langues les plus éloquentes? Quel visage avons-nous révélé , aussi insupportable aux regards des plus curieux? Quel souvenir amer sommes nous devenus pour que les mémoires les plus vives nous oublient? Quelle horreur avons nous commise pour que les cœurs les plus pures nous haïssent?

Au loin , nous voyons déjà l’appel d’une fin. Quelle joie avons-nous manquée? Quelle vie avons-nous vécue? Quelle bonté avons-nous ratée?  Quelle vérité avons-nous osée? Quel mensonge avons-nous protégé? 

Au loin, une image , la seule qui arrache de nous un sourire comblé…La fin d’une vie…notre vie et avec elle tous les souvenirs partagés.

Hammar Salim

Printemps Barbare

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Quels sont ces morts oubliés…ces inutiles de l’histoire? Un château a été détruit et on a pris ses vestiges pour un foyer…Celui qui délaisse ce qui l’honore sera piétiné par la bassesse elle-même..La révolte est ennemie de toute sagesse , une violence qui est la sauvagerie d’animaux déguisés en humains. Partons de là , c’est à dire de ce recoin qui est le sentiment d’importance autant que race. La Race c’est démodée , c’est l’héritage des cavernes , des tribus en manque de raison , en manque de projets de civilisation.  Dans un monde qui cherche l’union , la bêtise s’isole , elle veut la séparation , la dispersion , la race est un fléau qui n’atteint que ceux et celles qui manquent d’esprit. Celui qui voit au-delà de son corps et de son sang , celui là seul pourra construire un monde meilleur. Dans un monde où un langage universel s’installe , certains -ignorants , singes marionnettes – affirment le leur comme une fierté qui n’a de sens que les aboiements de chiens assoiffés d’histoire et de nouveautés en voulant nous faire croire que leurs héritages préhistoriques font d’eux des hommes et des femmes plus honnêtes  et plus intègres que les « autres » ! même si cela coûtera la désolation et la destruction de ce qu’ils cherchent à protéger. Le printemps des barbares est partout , en Europe , en Amérique , En Asie, ( Arabie et Judée )ou en Afrique, il est ce fantasme tribaliste et animalier , de croire que l’essentiel est dans la révolte au nom des origines. Condamnés de l’histoire à faire du bruit. L’utilité de l’homme n’est pas de créer des événements historiques mais de faire , en silence , de l’homme une créature accomplie, alors que certains construisent et innovent dans des domaines aussi variés que l’est l’humain , d’autres -les gamins de l’histoire- préfèrent le plus facile, détruire un pays par les révoltes ou par l’épuisement de ses ressources à des fins personnelles et ensuite le reconstruire…une révolution véritable ( comme je l’ai souvent répétée) si elle venait à éclater , elle sera sans doute celle des profondeurs , elle résoudra le véritable problème à partir de la racine( radicalement !) c’est à dire au cœur de l’âme humaine, se contenter des apparences est un acte égoïste qui cherche le gain rapide et qui souvent « malheureusement » est transformé ( preuves en images quotidiennes) en des carnages que seuls les plus faibles subissent!

Nous sommes des esprits libres avant d’être des corps emprisonnés

Il est l’heure de la révolte !  mais ce n’est ni celle de la race , de la minorité, ni de l’économie mais c’est l’heure de la révolte de l’âme humaine. Voilà ce qui distingue l’homme nouveau du barbare, ce qui distingue le printemps des lumières du barbare ! Ce qui nous distingue  de vous…Vous ! Les nostalgiques d’un passé révolu, raté et dé-passé  ! 

Hammar Salim

Golden Years : La transmigration de monsieur HS

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Loin des villes , les étoiles sont plus lumineuses car l’obscurité y est plus intense.  

Loin de leurs lumières,L’herbe verte est plus présente car mon humanité est plus absente.

Derrière un visage d’un David Bowie,  dans mon salon, tu t’effaces et tu danses !

Blessée ! Fragile ! comme une trace  qui a honte! 

Donne moi une chance de te faire revivre nos premières fascinations

Nos premiers rires , nos premiers baisers, nos premiers silences,

Donne moi un souffle marin, une poudre pour ma transmigration,

Celle d’une âme dont la substance et les amours sont des évidences!

Ton sourire écrase cet écran en verre ,câbles et métalliques bordures

Ce souvenir d’une cigarette insolente filmée , me fait encore violence,

Je devrais réécrire tous les poèmes depuis la naissance de l’écriture,

La séparation est toujours une prise de conscience de nos dissemblances !

Reçois de ces mains le grand livre de l’étoile noire !

Qui par son obscurité illuminera la lumière aveugle !

L’Amour est une bière de l’être à boire !

« Chaque jour est une exécution », dont le bourreau est le peuple ! 

Hammar Salim

 

 

 

 

 

Re-naissance

Toujours plus ancien donc plus authentique.

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J’ai le livre entre mes mains , Naissance de Moix, il est volumineux , j’ouvre , j’y trouve une lettre  » il n’y a point d’aboutissement plus heureux que celui d’être enfin entre tes mains » Mais ne sais tu pas que certains aboutissements ne font que confirmer pourquoi nous avons dés le départ laissé tomber? pourquoi nous avons voulu dés le départ nous éloigner des relations humaines ? car elles vont toutes vers la même direction : la déception , si la maturité veut dire : le compromis, le dépit, le consentement, la résignation, la soumission, faire avec, un jour avec un jour sans alors je suis le plus immature de tous, le plus désinvolte des esprits, le plus âgés des enfants , le plus jeune de tous les adultes . Je sais à quel point l’humain parfois se plait dans des périodes de spiritualité , de rêveries romantiques et d’espoirs chimériques et immatériels mais tôt ou tard il se reprend en main et retourne à sa plus grande faiblesse : le réel , le matériel, le palpable, le corporel, le conventionnel , l’ordre imposé et c’est là que je me rappelle les mots d’un jésus : » Mon royaume n’est pas de ce monde » , l’empoisonnement des relations par l’Intérêt me fait perdre le contact avec la réalité , je deviens muet, absent , loin de tout , où la seule brèche que je trouve est celle des mots sinon je serais de toute évidence l’innommable tant décrit. avant de fermer le livre, je relis la citation de julien green en exergue :  » Dieu n’ayant pu faire de nous des humbles fais de nous des humiliés »

Ce Jour , malgré l’étincelant et arrogant Soleil qui se la joue spectaculaire , et aussi obscure que la nuit dernière car oui …la faiblesse de l’homme se trouve face à la beauté qui s’offre à lui , l’esprit est troublé car il cherche un sens à la beauté , une réponse , une promesse, le beau détruit l’esprit car il est l’énigme sans solution. une énigme enflammée par la naissance d’un imprévu désir ardent.

HAMMAR Salim

Mars 2014

La Mort de l’Enfant

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J’entends encore ce murmure que j’ai entendu il y a bien longtemps, l’adolescent a des oreilles que ni l’enfant ni l’adulte ne possèdent. Il y a des années que ce murmure fut un chant mortuaire entre une foret accueillant l’automne avec ses regrets et les feuilles jaunies d’un livre usé par des relectures incessantes : « Deviens ce que tu es. » Alors que d’autres répétaient dans mes souvenirs  » Je est un autre. » Je replonge dans l’âme de toute chose, je respire  » Devenir ce que je suis , c’est à dire personne. » Qui ose prétendre nous avoir connu? qui ose prétendre nous connaitre? Car ce visage – que nous sommes – et que le divin a décidé de porter n’est visible qu’à vos espoirs et vos fantasmes, sans eux ! personne ne pourrait nous toucher. Qui osera prétendre connaitre nos passions, nos rêves, les volcans que nous portons en nous?  Quelle brebis inconsciente pourrait se persuader de pouvoir dompter un loup de la foret mourante? Quel mensonge pourrait encore inventer votre esprit pour nous accepter , pour nous défier, pour croire que ce que vous êtes pourrait nous atteindre ? Esprits d’araignée avec vos toiles à piéger des mouches fatiguées! Quel autre destin pourrait avoir tout esprit décadent si ce n’est le sable torturé au vent ? Qui ose se proclamer sauveur , qui nous délivrera de nos souffrances?  Qui osera prétendre avoir été vraiment là pour nous?  L’Enfant est le regard émerveillé de l’âme face au néant. Toute présence est mort de ce que nous pouvions être.  Nous regardons le ciel noir et nous prions : « Rendez-nous notre liberté ! Rendez-nous notre néant! » De l’obscurité…une main apparaît.

HAMMAR Salim 

Bavardages à Responsabilité Illimitée

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Bavardons…Simplifions…pour comprendre!

Le Marché est la nouvelle superstition.

« La plupart des névroses et des dépressions ont pour origine cette habitude malsaine de se vautrer dans les ennuis de sept milliards d’étrangers  » Qu’on nous rappelle par une manière quelconque même la plus rudimentaire quelle est notre véritable responsabilité? Sommes nous contraints de penser nos familles, nos villes, notre pays , notre continent ou le monde entier? sommes nous capables de rester « équilibrés » en ayant à l’esprit les soucis de milliards de personnes? Cet équilibre nécessaire pour gérer notre propre vie, notre propre entourage. Quel est cet individu promis par des bombardements continuels d’informations ? et qui à force de contact  rompent le filtre ( ouverture du système) .

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Le Marché est la nouvelle superstition.

A trop vouloir comprendre le monde , l’individu perd sa vie.  Celui qui a des responsabilités illimitées est un individu inutile qui en raison de son propre ennui peut devenir nocif. Mes compatriotes « algériens » sont de ce genre d’individus dont la vie dite « de culture » est restreinte à la lecture de journaux et de discussions autour de cafés ( qui se font croire à des débats d’érudits) Et pourtant les contre exemples ne sont pas rares. Est-ce que tout le monde n’est pas capable d’être responsable du monde?  Le personnage de Forrest Gump ne disait-il pas : « Je courrais toujours pour aller partout, mais je ne pensais pas pour autant que ça allait me mener quelque part. »  Présageant peut-être un nouveau type de citoyen du monde capable de penser le monde et soi à la fois….un type de surhomme promis à l’action sans la réflexion mais par instinct  et qui en agissant pour le monde agirait sur sa vie.  Coïncidence? La mondialisation est entrain de donner naissance à un nouvel homme. L’homme Mondialisé est un actif dont la dépression est un état perpétuel entre frustration consumériste et terreur médiatique. Un homme qui devra choisir entre une douleur constante ou une absence réconfortante. Le choix est simple. Absent c’est à dire un individu qui fera ce qu’on lui ordonne sans chercher le pourquoi, à qui « le comment » sera élevé au rang « d’études et de formations pour » obéir et qui s’enorgueillit d’être un esclave ! Un esprit dompté. Le plus triste c’est qu’à une époque les universités et les écoles étaient faites pour libérer l’esprit des superstitions qui ont ravagé les sociétés aujourd’hui elles forgent des soldats pour un système qui a transformé la superstition en marché.

Le Marché est la nouvelle superstition.

Hammar Salim

Nés Pour Pleurer

« Hélas ! nos plus beaux jours s’envolent les premiers :
Un essaim de douleurs bientôt nous environne ;
La vieillesse nous glace et la mort nous moissonne.
Préviens donc leurs ravages, et que dans tes troupeaux
L’hymen forme toujours des nourrissons nouveaux »
Virgile – Les géorgiques

William-Adolphe_Bouguereau_(1825-1905)_-_The_Youth_of_Bacchus_(1884)

Quelle est cette force qui nous réunit par l’amour et qui ensuite nous sépare par la douleur?  Quelle est cette force qui forme des amoureux, des amis, des familles et qui les déchire à coup de tragique et de circonstances? Quel est ce monde qui nous présente ces visages riants, dansants, parlants devant notre regard esseulé et qui nous promet la disparition de ces joies , que cette union se divisera, que ces êtres que nous aimons , disparaîtront tôt ou tard dans les tourbillons des évenements ou sous ce sol laid et glacé.

Ce monde est un monstre d’énergie.

Ce monde a une seule fonction: transformer l’amour en séparation. 

Ne croyez pas le printemps , ses promesses sont les vestiges d’un amour perdu.

 

HS